On parle de Toussus quand un premier ministre passe … au dessus …
mardi 30 septembre 2008 par Webmestre
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- Source AFP :, p1
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- [Source : Aujourd’hui Le Parisien 30/09/2008], p1
Source AFP :
L’avion, qui transportait dimanche François Fillon à destination de l’aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines), a suivi une procédure d’urgence pour éviter de justesse une collision avec un avion de tourisme égaré, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Le Falcon 900 du Premier ministre, en provenance d’Angers, était en phase d’approche de l’aéroport de Villacoublay quand "il a évité de justesse" la collision avec l’avion égaré, dimanche vers 17H50, au-dessus de la commune de Toussus-le-Noble (Yvelines), a-t-on appris auprès d’une source aéroportuaire.
Interrogé par l’AFP, l’entourage du Premier ministre a confirmé l’incident.
Les passagers du Falcon 900 ont ressenti une accélération, sans conséquence dommageable, au moment de la mise en oeuvre de la procédure d’urgence, a ajouté cette source.
L’avion de tourisme monomoteur de type Cessna se trouvait à la même altitude et en face du Falcon 900 au moment du déclenchement de la procédure d’urgence. Le pilote du Falcon 900 a mis en oeuvre une procédure d’évitement d’urgence appelée "Air Prox" pour éviter la collision.
La distance séparant les deux avions au moment où ils se sont croisés est estimée à 60 mètres.
Deux enquêtes de la gendarmerie des transports aériens (GTA) et de la gendarmerie de l’air ont été diligentées lundi pour connaître les circonstances de l’incident, selon la source aéroportuaire.
L’avion égaré s’est posé peu après l’incident sur l’aérodrome de Pontoise (Val-d’Oise), selon cette source.
Joint par l’AFP, la direction de l’aérodrome n’a souhaité faire aucun commentaire.
Le Falcon 900 fait partie de l’Escadron de transport, d’entraînement et de calibration (Etec), une unité de l’armée de l’air implantée à Villacoublay, qui a succédé au Groupe de liaisons aériennes ministérielles (Glam) en 1995.
Source Le Figaro :
L’avion du premier ministre évite une collision
30/09/2008 | Mise à jour : 19:02 | .
Sur instruction du parquet de Versailles, le pilote du Cessna qui se trouvait sur la trajectoire du Falcon du premier ministre dimanche au-dessus de Toussus-le-Noble, a été placé en garde à vue par la gendarmerie. « C’est la première fois dans l’histoire de l’aéronautique qu’une telle mesure est prise dans un tel contexte », note un expert judiciaire aéronautique qui s’étonne de voir les informations précises sur le risque de collision gardées secrètes. La garde à vue intervient bien tard alors que, dès dimanche soir, lors de l’atterrissage du Cessna à Pontoise, le pilote aurait pu être entendu par les autorités. C’est le scénario habituel quand une telle infraction est commise.
L’armée de l’air ne souhaite pas rendre publique les données des enregistrements radar de Villacoublay, opposant le secret de l’instruction. Le pilote du Cessna, un ingénieur de 38 ans, détenteur d’un brevet de pilotage depuis 2001, est entendu dans le cadre d’une enquête de flagrance « pour délit d’entrave à la circulation et à la navigation aérienne et mise en danger de la vie d’autrui ».
L’enquête devra en effet confronter les déclarations des pilotes et des contrôleurs aériens aux différents enregistreurs disponibles pour connaître la position respective des deux avions. Les images radar au sol sont automatiquement gardées en mémoire de même que celles du détecteur de trafic (TICAS) présent sur le Falcon 900. Le Cessna n’en est pas équipé mais possédait un transpondeur radar qui a permis à l’équipage du Falcon 900 de connaître la position du monomoteur et d’agir en conséquence. Mais des fausses alarmes sont courantes et donnent lieu à un « Airprox », la procédure d’enquête technique qui reste sans suite. On en compte plusieurs par mois en France qui ne donne jamais lieu à garde à vue…
Source france Info
Source Le Point
Publié le 30/09/2008 à 17:41 - Modifié le 30/09/2008 à 17:39
[Source : Aujourd’hui Le Parisien 30/09/2008]
|fr->http://www.leparisien.fr/abo-faits-...]
« Je ne me suis aperçu de rien » XAVIER THIRY, 37 ans, pilote du Cessna 172 Propos recueillis par St.S. | 30.09.2008, 07h00
Comment vous êtes-vous retrouvé sur la route du Falcon 900 ?
Xavier Thiry. « J’étais parti de Tours pour survoler les châteaux de la Loire du côté de Blois. Je me dirigeais vers l’aérodrome de Pontoise (Val-d’Oise) où se trouve mon aéro-club. Sur le coup, je ne me suis aperçu de rien. Ma radio n’était pas branchée. Je naviguais à vue. J’étais avec trois amis dans mon avion. Je me trouvais à 1 500 pieds ( NDLR : 400 m d’altitude ). Je me suis rendu compte de ma mésaventure seulement aujourd’hui ( hier ). Je viens de découvrir tout ça un peu par hasard… »
Vous n’avez pas vu l’avion de François Fillon vous croiser ?
« Mais j’en ai croisé plein des avions commerciaux, militaires et des jets ! Franchement, je n’ai pas eu conscience d’un risque de collision. Je n’ai jamais eu de problème en vol. J’ai obtenu mon brevet de pilotage en 2001. Je suis en règle. J’ai entre deux cents et deux cent cinquante heures de vol à mon actif. J’essaye de voler le plus souvent possible même si ce n’est pas évident. »
Craignez-vous de sévères sanctions ?
« Je me suis retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment… S’il y a eu une erreur de ma part, j’assumerai. Maintenant, il a bien dû se passer quelque chose d’anormal. Je ne peux pas remettre en question les enregistrements des appareils de contrôle au sol. »
Le Parisien
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