Aviation Le ciel nous tombe sur la tête ? et développement durable sur consoGlobe.

Aviation Le ciel nous tombe sur la tête ?

04/2008
L’impact de l’aviation civile sur l'environnement fait débat.

Selon l’industrie aéronautique, 2% des rejets mondiaux de C02 sont émis par les avions de ligne. Quand, par exemple, on fait un aller retour Paris / New York en avion, en première classe, on émet plus de 2,5 tonnes de CO2.Les aérodromes distribuent plus de 27% des carburants produits dans le monde.


L’avion émet entre 134 et 148 grammes de CO2 par voyageur.kilomètre (contre 2,6 grammes pour le train) et tout kilomètre de vol supplémentaire se traduit par du kérosène supplémentaire brûlé dans l’atmosphère. Or pour chaque kilo de kérosène utilisé, ce sont 3 kilo de C02 qui sont émis. Selon, le site http://ufcna.com, 10000 mouvements d'avions en plus par an, c'est 140 tonnes d'oxyde d'azote en plus par an dans l'air Francilien.

Une pollution locale réelle

Globalement, on manque d'études épidémiologiques sérieuses et incontestables. Cependant, plusieurs cancérologues, comme Dominique Belpomme au sujet de Roissy, on lancé un cri d'alarme. Il explique sur un site CGT que
« Ecologiquement, Roissy est un très mauvais voisin. Une étude de l’Inserm a démontré que les enfants qui vivent dans un rayon de 200 m autour d’une station-service ont un risque multiplié par quatre de déclarer une leucémie. Il ne fait aucun doute que les zones aéroportuaires sont hyperpolluées. L’atmosphère, mais aussi les cultures. Quand il pleut, les poussières atmosphériques retombent. »

Les émissions de NOx (oxydes d'azote) sont les plus nombreuses notamment lors du décollage et de la montée.  Environ les 3/4 des émissions se déroulent lors du vol à la vitesse de croisière dans la troposphère et la basse stratosphère (10-12 km).Les avions émettent du dioxyde de carbone (CO2) et de la vapeur d'eau. Les moteurs d'avion émettent principalement les composants polluants suivants : oxydes d'azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures (HC)(ou composés organiques volatiles : COV), dioxyde de soufre (SO2) et particules solides ( SUIES).

Au ralenti, et donc au sol, les moteurs dégage du NOx mais également beaucoup de CO et de HC. Au décollage et en montée les émissions de NOx et de particules (des suies) sont fortes alors que celles de CO et de HC sont elles plus limitées.  La diffusion de gaz toxiques a un impact beaucoup fort dans le voisinage immédiat des pistes, notamment sous certaines conditions atmosphériques (comme lors de l'inversion de températures ou de brouillard). Cette pollution, qui excède les limites préconisées par l'OMS, est devenue un problème environnemental et de santé publique reconnu par toutes les Autorités sanitaires. 


Selon les associations, les 2 300 avions qui décollent d’Orly, de Roissy et du Bourget produisent la même quantité de NOX que 2 300 000 voitures Diesel parcourant chacune 25 km. Autant dire que les inquiétudes vont croissant quant à l’impact de ces émanations sur la santé humaine.

Un impact global finalement assez limité mais en rapide progression

La pollution qui est attribuée officiellement au transport aérien ne dépasse pas 4% de la pollution mondiale due aux transports. L'inquiétude vient bien de la croissance du trafic aérien.

Ce qui ne peut être contesté est que l’aviation est l’un des secteurs qui croient le plus depuis des années en termes de dioxyde de carbone. On prévoit un doublement du nombre de passagers en 2008 et 2018 et doubler voire tripler d’ici 2025. L’année 2004 a été une année record avec 14% de croissance du trafic aérien. Airbus prévoit que le nombre d’avions commerciaux en activité va doubler d’ici 2025 et passer de 12676 fin 2005 à 27 307. La FAA, l’autorité de régulation aérienne américaine, prédit que du fait de la croissance du trafic les émissions de gaz à effet de serre vont augmenter aux Etats-Unis de 60% sur la même période.

La plupart des constructeurs et compagnies aériennes s’efforcent de se préparer à une obligation de faible émission de C02 et donc de basses consommations de carburant.

  • Le Parlement européen a voté un texte obligeant les avions qui survolent l’Europe à diminuer leurs émissions de C02 de 10% d’ici 2011 faute de quoi ils devront acheter des crédits carbone sur le marché européen des échanges de quotas de carbone EUETS.
  • Richard Branson, le PDG britannique a promis de réinvestir les bénéfices de ses trains et de ses avions sur 10 ans – 3 milliards de dollars - dans la lutte contre le réchauffement du climat.
  • De nouvelles formes de motorisation sont explorées : en octobre 2007, un avion a réaction a volé avec de l’agrogazole et un autre devrait tenter un tour du monde.  Pourtant aujourd’hui les agrocarburants ont du mal à lutter avec le rendement et les qualités (anti-congélation, pare-feu, …) avec le kérosène Jet A utilisé par l’aviation mondiale.
  • On peut aussi mentionner les efforts des aéroports. Ainsi celui de Zurich qui a adopté le principe de « bulle environnementale », qui revient à considérer un aéroport comme une source de pollution industrielle, comme une centrale d'incinératin par exemple. On calcule alors les émissions du site (l'aéroport) et on lui impose des seuils à respecter choisis par l'OMS et les Directives Européennes.

 

Repères

  • Le monoxyde de carbone (CO) est un poison pour l' hémoglobine.
  • Les oxydes d'azote NOx et de soufre SO2 sont des gaz fort irritants pour les voies respiratoires. 
  •  Les oxydes d'azote NOx se transforment sous l'influence des rayons ultra-violets en Ozone O3.
    L'
    Ozone est un Gaz qui se trouve à la fois dans la haute atmosphère - où il protège la Terre des UV du soleil - un gaz dont chaque molécule est composée de 3 atomes d’oxygène (O3). C'est un gaz à effet de serre, présent naturellement dans l' atmosphère, où sa concentration est augmentée par les activités humaines. On le trouve à la fois dans la haute atmosphère (couche d'ozone) où il a un effet protecteur contre les rayons UV et dans la basse atmosphère – où il constitue un polluant toxique.L'ozone a un pouvoir oxydant et irrite les poumons. Lorsque l'atmosphère stagne et le soleil fort, la concentration d'ozone augmente fortement et cause des problemes respiratoires. Les hydrocarbures imbrulés Hx Cy et les suies sont réputés cancérogènes. -

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Salcioli 10-06-2008 23:40:18

Je ne cesse de penser a tout ca ces derniers temps et je me demande ce qu'ils attendent TOUS pour réagir.Bien sur que je ne changerai rien toute seule et il en va,malheureusement, du futur de notre planète, de nos enfants,de notre descendance.Mais personne ne reagit et je m'inquiete vraiment de ce que nous reserve le futur(peut etre pas si loin que ca d'ailleurs!)...

volovent 02-07-2008 14:27:29

votre étude des déplacements pdt les vacances n'évoque pas les péniches, les vélos, la randonnée à pied!

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